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Nouvelles


COMMUNIQUÉ

Le milieu surveille de près la réhabilitation québécoise des chemins de fer régionaux

Ce programme, qui n'a pas d'équivalent au Canada, suscite l'intérêt des autres provinces.

Le programme public et privé de réhabilitation des chemins de fer régionaux au Québec entre dans sa phase active. Au début de février, les gouvernements du Canada et du Québec ont scellé le financement de ce programme quinquennal d'une valeur de 75 millions de dollars auquel contribuent les entreprises ferroviaires à la hauteur de 25 millions.

C'est là l'originalité de ce programme, sans équivalent ailleurs au Canada, et qui suscite beaucoup d'intérêt dans les milieux canadiens du transport ferroviaire et dans les provinces. «C'est une première», dit Pierre Fallu, pdg de la Société de promotion de l'industrie ferroviaire, organisme qui regroupe les transporteurs ferroviaires au Québec.

La première année servira à démontrer si le modèle est viable. «Avant que d'autres provinces concluent des ententes semblables, elles vont observer la gestion de ce programme au Québec. Nous avons tous un mandat d'excellence dans la gestion de ce dossier», ajoute M. Fallu.

La gestation de ce programme novateur a été longue. La Société de promotion de l'industrie ferroviaire le proposait dès 2003, mais les deux gouvernements ne se sont entendus qu'en 2005 et ont mis presque trois autres années à régler les modalités administratives. Au point où, le réseau continuant de vieillir, le gouvernement québécois avait consenti en 2006 une avance de 2 millions de dollars afin de parer aux situations les plus pressantes.

Le programme comporte trois objectifs:

  • Réhabiliter les voies ferrées et les structures de manière à porter à au moins 40 kilomètres à l'heure en moyenne la vitesse commerciale des trains;
  • Accroître la capacité portante de la voie afin de la rendre conforme aux normes nord-américaines (129 844 kilos par wagon);
  • Ajouter des voies d'évitement afin de faciliter la fluidité des convois.

Les neuf chemins de fer régionaux au Québec, ou chemins de fer d'intérêt local (CFIL) dans le jargon de l'industrie, exploitent 2 300 kilomètres de voies ferrées, ce qui équivaut à environ 38% du réseau ferroviaire. Ces voies ont été rachetées depuis moins de quinze ans du Canadien National et du Canadien Pacifique. Plus de 80% des marchandises, constituées surtout de produits forestiers, miniers, chimiques et d'aluminium, ont pour destination les États-Unis.

Source: DUHAMEL, Alain, Les Affaires, édition du 23 au 29 février 2008, p.23.

3 avril 2008 / CC








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