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Nouvelles


COMMUNIQUÉ

Séminaire sur les débouchés européens

Le Canada a signé un accord de libre-échange avec l’Association européenne de libre échange (AELE), mais savez-vous ce que ce marché (Suisse, Norvège, Islande et Liechtenstein) pourrait représenter pour votre compagnie? Si vous ne connaissez pas ce marché, ne manquez pas les séminaires à participation gratuite qui se tiendront dans diverses grandes villes du Canada dès février.

Les drapeaux de la Suisse, la Norvège, l’Islande et de Liechtenstein

Ces séminaires d’une journée seront donnés dans huit villes. Chacun comprendra des exposés présentés par des experts de diverses industries au sujet des débouchés qu’offrent la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein; des périodes de questions sont prévues ainsi que des entretiens privés avec des représentants d’entreprises, des fonctionnaires de niveau supérieur et des spécialistes sectoriels.

En plus d’offrir aux entreprises canadiennes un accès élargi à quatre économies qui comptent parmi les plus prospères au monde, cet accord pourrait aussi leur ouvrir de nombreux débouchés dans toute l’Europe : un marché de plus de 500 millions de consommateurs.

Trois pays membres de l'AELE (Norvège, Islande et Liechtenstein) sont membres du marché intérieur de l’Union européenne et ont conclu avec elle une entente économique qui leur permet de participer à ses activités et à ses programmes.

Les importateurs canadiens auront un accès plus facile et moins coûteux aux produits des pays de l’AELE; en outre, les fabricants pourront se procurer des biens intermédiaires à des prix moins élevés. Les experts croient que cet accord est un premier pas important, qui donnera à de nombreuses entreprises canadiennes la possibilité de s’implanter sur le marché européen.

L'accord élimine les droits de douane sur tous les produits non agricoles, y compris l'aluminium, les habitations préfabriquées, la crevette nordique, les vêtements et les cosmétiques. Il prévoit également l'élimination ou la réduction des droits s'appliquant à certains produits agricoles et agroalimentaires exportés par le Canada, comme le blé dur, les frites congelées, la bière et l'huile de colza brute.

Jason Langrish, directeur du Forum sur le commerce Canada-Europe, croit que la baisse des droits de douane aidera grandement les firmes canadiennes à participer aux chaînes de valeur européennes.

« Certains considèrent que les droits sont négligeables, qu'ils ne sont pas très importants parce qu'ils ne sont que de 5 %. Mais ces 5 % suffisent pour détourner les échanges commerciaux de diverses façons. Lorsqu’un produit industriel à forte valeur ajoutée est assorti d’une marge bénéficiaire de 5 ou 10 %, le droit de douane équivaut à la moitié ou même à la totalité des bénéfices. Il va sans dire que les exportateurs chercheront plutôt des marchés où il n’y a pas de tarifs douaniers. »

Par exemple, si un fabricant européen d'éoliennes est à la recherche d’aluminium de haute qualité, il est peu probable qu'il l'achète au Canada, même si le droit s’appliquant à l’aluminium canadien est relativement faible (4,9 %). Il choisira plutôt de s'approvisionner en Europe, attiré par la proximité du produit et l'absence de régime tarifaire, même si l'aluminium canadien se vend à un prix moins élevé.

La présence des droits de douane pourra donc empêcher une entreprise canadienne de participer à cette chaîne d'approvisionnement. Or, le nouvel accord élimine le droit de 4,9 % qui s'applique à l'aluminium exporté vers la Suisse.

Selon Jason Langrish, les droits de douane peuvent aussi perturber les chaînes d'approvisionnement par leur effet sur les échanges effectués au sein d'une même compagnie. « Ces droits agissent comme une taxe sur les transactions entre les divers éléments constitutifs de l’entreprise », affirme-t-il. Par exemple, si une entreprise exerce des activités au Canada et en Europe, elle devra acquitter des droits de douane lorsqu'elle transfère des produits d'un marché à l'autre, même si ces produits demeurent sa propriété. Cela limite bien sûr l'efficacité de cette chaîne d'approvisionnement.

Jason Langrish invoque l’exemple de la fabrication juste-à-temps, rendue possible par l'ALENA. Des matières premières produites au Canada, par exemple, peuvent être expédiées aux États-Unis, y être transformées et être réexpédiées au Canada pour y être vendues. C'est parce que les lignes tarifaires ont été éliminées que ces transactions sont possibles. Les entreprises peuvent ainsi tirer parti des chaînes de valeur pour accroître leur rentabilité. Le nouvel accord de libre-échange permettra aux Canadiens de faire de même avec les chaînes de valeur des pays membres de l’AELE.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec Affaires étrangères et Commerce international Canada, fax : 613-944-3489.

Source: Affaires étrangères et Commerce international Canada

9 février 2009 / CC








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