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COMMUNIQUÉ |
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Évitons un nouvel appel d'offres public pour le métro de Montréal En réponse au processus de négociation qui a débuté ce matin entre la Société de transport de Montréal (STM) et les constructeurs Bombardier et Alstom, (source : La Presse, en ligne le 30 avril 2009) l'AMETVS espère un dénouement rapide et en faveur du consortium, car les répercussions d’un retour en appel d’offres international seraient importantes et défavorables à l’industrie québécoise. C’est ce qu’explique le directeur général de l’AMETVS, monsieur Denis Robillard, qui surveillera de près le règlement de ce dossier dans les prochaines semaines : « le fait de retourner en appel d’offres signifie un retard d’environ un an sur le démarrage de la construction des nouvelles voitures MR-08 pouvant occasionner différents problèmes à travers la chaîne d’approvisionnement. Ce sont notamment les fournisseurs québécois, mais aussi les contribuables, qui ont le plus à perdre d’un tel retard. » Du point de vue de l’AMETVS, retourner en appel d’offres international n’augure rien de bon pour le Québec, car non seulement de nombreux fournisseurs tiers 1 verront leurs contrats avec Bombardier et Alstom retardés, voire même annulés, mais ce sont aussi de nombreux investissements étrangers qui pourraient être remis en cause face à une telle situation. En effet, « le contrat obtenu par Bombardier et Alstom, qui stipule que 60 % du contenu doit être canadien, encourage de nombreuses entreprises étrangères à s’installer ici, ajoute monsieur Robillard. Ces entreprises, qui souhaitent ainsi devenir fournisseurs du consortium, créeront de nombreux emplois de qualité et des retombées économiques importantes. Sans une entente en faveur de Bombardier et Alstom, nous nous inquiétons des répercussions sur le désir de ces entreprises de s’établir ici. » Risque de voir la proportion de contenu minimal canadien révisée à la baisse
Cette clause, qui demande aux fabricants de respecter un minimum de 60 % de contenu canadien dans la production des nouvelles voitures, pourrait être révisée à la baisse dans le cas d’un nouvel appel d’offres international : « cette clause assure des retombées économiques de plusieurs millions de dollars au Québec et nous craignons qu’elle ne soit plus respectée si la STM faisait affaire avec une entreprise étrangère qui n’arriverait probablement pas à atteindre le 60% demandé. »
Les contribuables devraient absorder les frais d'entretien un an de plus
Et tous ces risques sont sans compter le fait que les voitures MR-63 actuellement en fonction ont plus de quarante années d’usure et coûtent une fortune aux contribuables. Ces derniers devront absorber une année additionnelle de frais reliés à leur entretien si un nouvel appel d’offres s’avère nécessaire.
Devant ces conséquences importantes d’un nouvel appel d’offres public, l’AMETVS souhaite que les négociations se concluent rapidement et en faveur d’une entente avec Bombardier et Alstom, car c’est le Québec et ses entreprises manufacturières qui s’avèreraient être les grandes perdantes.
30 avril 2009 / AT |
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