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Nouvelles


COMMUNIQUÉ

Le sombre pessimisme des exportateurs s’atténue

La crise de confiance de l’automne dernier a provoqué de puissants remous de sentiments, tant chez les entreprises que chez les consommateurs. Mais l’impression de plus en plus répandue que la chute libre de l’économie mondiale a été freinée contribue aujourd’hui à un optimisme croissant qui touche aussi les exportateurs canadiens. Le sombre pessimisme qu’ils affichaient il y a six mois s’est atténué, et l’indice de confiance commerciale a enregistré au printemps 2009 le plus fort gain d’une période à l’autre depuis le bond qui avait suivi les attentats du 11 septembre 2001.

Ce regain de confiance apporte un répit nécessaire. Les résultats du printemps ont mis fin à trois baisses successives, un plongeon qui se poursuivait depuis l’automne 2007, chacune de ces baisses établissant un nouveau record. Les turbulences sur les marchés de l’automne 2008 n’ont fait qu’accentuer ce qui était déjà une grave perte de confiance. Aussi impressionnants soient-ils, ces gains récents de l’indice l’ont tout simplement relevé légèrement au-dessus du plancher atteint à l’automne 2001.

Le facteur fondamental à la source de ce regain de confiance est l’impression que la conjoncture économique est en voie de s’améliorer, tant au pays que dans le monde. Environ le quart des répondants se disaient optimistes à court terme, une hausse importante par rapport à la période précédente. Le changement d’attitude est encore plus spectaculaire en ce qui concerne la proportion de répondants prévoyant une aggravation de la situation. Nettement majoritaires dans le dernier sondage, les pessimistes ne représentaient plus que le quart des répondants. L’autre moitié des exportateurs ayant participé au sondage s’attend à ce que la conjoncture actuelle perdure, ce qui est peu réconfortant compte tenu du marasme actuel du commerce international.

Les exportateurs sont moins enthousiastes en ce qui concerne les perspectives de ventes. Même si 37 % des répondants s’attendent à une augmentation à court terme de leurs ventes internationales, cette proportion demeure légèrement inférieure à celle de l’automne 2008 et est bien en-deçà de la normale de 50 %. Les ventes au pays ne devraient pas non plus permettre de combler le manque à gagner. Il est vrai que 30 % des répondants s’attendent à ce que leurs ventes intérieures grimpent au cours des prochains mois, un léger gain par rapport à la période précédente, mais cette proportion demeure inférieure aux 40 % d’il y a un an. Qu’il soit question de ventes à l’étranger ou de ventes intérieures, le groupe dominant demeure celui des répondants qui ne prévoient aucun changement, ce qui est peu réjouissant vu l’état actuel de la demande.

L’indice de confiance commerciale a augmenté dans tous les secteurs, bien qu’avec des disparités sectorielles. C’est dans le secteur des transports que l’indice a le plus progressé, une surprise compte tenu des malheurs de l’industrie automobile et des difficultés qui affligent l’aéronautique. Le secteur des infrastructures et de l’environnement se classe au deuxième rang avec un gain de neuf points, ce qui reflète vraisemblablement les sommes substantielles que les administrations publiques partout dans le monde destinent aux projets d’infrastructure dans l’espoir de stimuler l’économie. Les gains les plus faibles ont été enregistrés dans le secteur de l’industrie légère et dans celui des industries extractives.

La poussée récente du dollar canadien a surpris la plupart des exportateurs canadiens. Les deux tiers des répondants prévoyaient que le huard demeurerait stable ou se déprécierait. Et si les autres s’attendaient à un gain, leur proportion avait diminué de 40 % à 34 %. La stratégie de change privilégiée par les exportateurs consiste tout simplement à s’accommoder des fluctuations du huard. Peu d’entre eux avaient l’intention d’apporter des changements structurels plus importants, comme comprimer les coûts, modifier le modèle d’affaires, reconfigurer la production ou se tourner vers l’impartition. Toutefois, une proportion faible mais en croissance d’exportateurs se livrent à des opérations de couverture afin de se protéger contre les aléas monétaires.

La plupart des exportateurs ont décidé de geler l’embauche, mais peu d’entre eux prévoient la revoir à la baisse. Les deux tiers des exportateurs comptent maintenir l’embauche à son niveau actuel ce qui, tout bien considéré, n’est pas un si mauvais résultat.

Conclusion? L’indice de confiance commerciale a réussi à s’arracher des bas-fonds, ce qui a de quoi rassurer. Mais si ce gain indique probablement la fin de la chute libre des exportations, il serait nettement prématuré d’avancer que les exportateurs canadiens sont au bout de leurs peines.

Source : Exportation et développement Canada, Propos de la semaine. 17 juin 2009.


6 juillet 2009 / AT








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